Auto-assistance sur WhatsAppInscrivez-vous maintenant
Aidez-moiParticiper

Introduction détaillée au syndrome de Mohr-Tranebjaerg

 

Le syndrome de Mohr-Tranebjærg (SMT), également appelé syndrome de surdité-dystonie-atrophie optique (SDAO), est une maladie génétique rare, liée au chromosome X, caractérisée principalement par des symptômes neurologiques progressifs tels que la surdité, la dystonie et l'atrophie optique. Il est causé par des mutations du gène TIMM8A, impliqué dans l'importation des protéines mitochondriales. Ce syndrome porte le nom des chercheurs Mohr et Tranebjærg, qui l'ont décrit pour la première fois.

Caractéristiques principales du syndrome de Mohr-Tranebjærg :
Surdité : L’un des principaux symptômes du syndrome de Mohr-Tranebjærg est une surdité neurosensorielle congénitale, généralement présente dès la naissance ou dans la petite enfance. Cette perte auditive est souvent sévère et progressive, s’aggravant avec le temps.

Dystonie : Les personnes atteintes souffrent souvent de dystonie, une affection caractérisée par des contractions musculaires involontaires entraînant des mouvements répétitifs et tordus ou des postures anormales. Cela peut causer d’importants problèmes de mobilité et altérer la motricité fine ainsi que les mouvements du corps dans son ensemble.

Atrophie optique : Un autre symptôme important du syndrome de Miller-Fisher est l’atrophie optique progressive, qui entraîne la dégénérescence du nerf optique et peut provoquer une perte de vision, voire la cécité. Ce symptôme se développe souvent durant l’enfance ou au début de l’âge adulte et s’aggrave avec le temps.

Déclin neurologique et cognitif : À mesure que la maladie progresse, les personnes atteintes peuvent présenter des troubles cognitifs, des dysfonctionnements moteurs et d’autres problèmes neurologiques susceptibles d’affecter considérablement leur vie quotidienne. Le degré de déclin cognitif est variable, mais certaines personnes développent des symptômes apparentés à la démence.
Autres symptômes : Parmi les autres symptômes possibles figurent des troubles du mouvement, des symptômes psychiatriques et parfois une myopathie (faiblesse musculaire). De plus, les personnes atteintes du syndrome de Mohr-Tranebjærg peuvent présenter une dégénérescence rétinienne précoce ou d’autres problèmes oculaires.

Cause génétique :
Le syndrome de Mohr-Tranebjærg est causé par des mutations du gène TIMM8A, situé sur le chromosome X. Ce gène code pour une protéine impliquée dans l’importation des mitochondries, et plus particulièrement dans la formation des complexes de la chaîne respiratoire mitochondriale, essentiels à la production d’énergie cellulaire. Les mutations du gène TIMM8A perturbent la fonction mitochondriale, notamment dans les cellules énergivores comme les neurones et les cellules auditives, entraînant les symptômes du syndrome.

Physiopathologie :
La protéine TIMM8A intervient dans l’importation des protéines mitochondriales, notamment dans l’assemblage des complexes I et IV de la chaîne respiratoire mitochondriale. En l’absence ou en cas de dysfonctionnement de cette protéine, un dysfonctionnement mitochondrial survient, affectant principalement le système nerveux central et le système auditif, tissus aux besoins énergétiques élevés. Ce dysfonctionnement conduit aux symptômes neurologiques progressifs du syndrome de dysfonctionnement mitochondrial (SDM).

Diagnostic :
Le diagnostic du syndrome de Mohr-Tranebjærg repose généralement sur les symptômes cliniques (surdité, dystonie et atrophie optique) ainsi que sur des tests génétiques visant à identifier les mutations du gène TIMM8A. L’IRM peut révéler des anomalies des structures cérébrales, mais ces résultats ne sont pas toujours concluants. Les examens visuel et auditif sont
essentiels pour diagnostiquer respectivement l’atrophie optique et la perte auditive.

Prise en charge et traitement :
Il n’existe actuellement aucun traitement curatif pour le syndrome de Mohr-Tranebjærg. La prise en charge vise à soulager les symptômes et à améliorer la qualité de vie.                                                           

Cela peut comprendre : des appareils auditifs ou des implants cochléaires pour traiter la perte auditive ;
de la physiothérapie et des médicaments pour traiter la dystonie et les troubles moteurs ;
des examens ophtalmologiques réguliers pour surveiller la santé du nerf optique et traiter les problèmes de vision ; et
un soutien neurologique, y compris une thérapie pour traiter les troubles cognitifs, le cas échéant.

Pronostic :
L’évolution du syndrome de Mohr-Tranebjærg est très variable, mais elle conduit généralement à un handicap sévère au fil du temps, notamment à une perte d’audition et de vision. La maladie est progressive et les personnes atteintes présentent souvent un déclin neurologique et cognitif important avec l’âge, ce qui réduit leur espérance de vie.

Conclusion :
Le syndrome de Mohr-Tranebjærg est une maladie rare et invalidante qui affecte principalement les systèmes auditif, visuel et moteur. La compréhension de sa cause génétique sous-jacente – des mutations du gène TIMM8A – a permis de mieux appréhender les mécanismes de dysfonctionnement mitochondrial à l’origine des symptômes. Bien qu’il n’existe actuellement aucun traitement curatif, les recherches en cours sur la physiopathologie de la maladie laissent entrevoir de futurs traitements ou interventions.

Les enfants connus jusqu'à présent évoluent de manière très différente : certains ne présentent que des symptômes légers, tandis que d'autres nécessitent une prise en charge complète, y compris des soins palliatifs.

Cookies et services

Nous utilisons des cookies et des services externes pour améliorer notre site web. Vous pouvez modifier votre sélection à tout moment.

Logo de la Journée des maladies rares

Nous soutenons la Journée des maladies rares®